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#05 Georges-Éric Lantair : (im)pertinence

25/09—23/12/2021 / lun-ven : 10h-16h, sam : 10h-13h / fermeture : 27/09, 1-2/11, 11/11
Université de Liège, Musée Wittert, Place du 20-Août, 7, 4000 Liège
Entrée libre

En quelques mots…

Né à Liège en 1952, Georges-Éric Lantair est diplômé architecte à La Cambre en 1989 non sans avoir préalablement collaboré à plusieurs projets de l’architecte Pierre Hebbelinck. Personnalité engagée, consciente de la valeur culturelle de l’architecture, Lantair collabore aussi avec Hebbelinck et Gérard Michel à la mise sur pied d’un premier inventaire de l’architecture moderne à Liège, un travail de repérage effectué au sein de l’asbl HLM. Si ce travail de sensibilisation contribue à imposer la figure de Lantair dans la culture architecturale, c’est d’abord pour son œuvre de praticien qu’il est connu. Actif depuis 1983, Lantair fait partie de la génération qui entame sa pratique en s’extrayant du postmodernisme ambiant. Il est publié dès 1989 avec la maison « Varyse » à Seraing, puis avec l’extension de la maison Dab à Uccle. D’autres réalisations de la même époque sont également remarquées comme la maison Couvelance (association Hebbelinck – Lantair, 1990-1991).

Le parcours de Georges-Éric Lantair est alors jalonné tant de logements privés que de programmes commerciaux (agences bancaires à Visé, Embourg, Awans…), de logements publics (Ensemble des Franchimontois à Liège), d’aménagements urbains ou paysagers, et d’équipements sociaux (Crèche de Plombières, Mairie de quartier et Commissariat de Bois-de-Breux) ou plus récemment La Maison Multiservices La Berle, à Berloz conçue en association avec Bertrand Evrats et Damien Henri (he-architectes) consacrée fin 2019 par le Prix d’architecture en Wallonie. Ce parcours comporte aussi de nombreuses participations à des concours pour des équipements publics en Wallonie et à Bruxelles.

Georges-Éric Lantair est aussi reconnu pour son rôle de pédagogue – il enseigne au sein de la Faculté d’architecture ULiège jusqu’en 2017 – et son incontestable impact sur la jeune architecture liégeoise actuelle.

Expo

Pour sa cinquième édition, Archidoc a souhaité, une fois n’est pas coutume, donner le commissariat de l’exposition à l’architecte lui-même. Dans ce voyage introspectif, Georges-Éric Lantair est accompagné de Cédric Libert avec qui il a collaboré plusieurs années dans l’atelier de la rue Chéri. Colonne vertébrale du cheminement, les maquettes construisent un discours ponctué de dessins, esquisses et croquis. En appui à cette collection d’archives d’architecture, un cabinet de curiosités dessiné par Cédric Libert rassemble un ensemble d’artéfacts – de « merveilles » – chers à l’architecte. Comme pour chaque édition d’Archidoc, le regard sensible de Nicolas Wolkenar accompagne la réflexion scénographique.

Livre

Sous la direction scientifique d’Alain Richard et Cécile Vandernoot, cette édition anniversaire d’Archidoc prend de l’envergure avec plus de 250 pages reprenant l’ensemble de la production de Georges-Éric Lantair. Outre une analyse fouillée des éléments forts du processus architectural, de l’engagement culturel et pédagogique de l’architecte, l’ouvrage s’accompagne de témoignages sensibles ainsi que d’un inventaire complet et une biographie de l’architecte. S’inscrivant dans les missions de sensibilisation et de valorisation des archives d’architecture défendues par Archidoc, le livre est richement illustré de plusieurs centaines de documents pour la plupart inédits.

Film

Réalisé par Christopher Bouts, le film se fonde sur la Rencontre. Ça commence comme la confrontation finale de « The Good, The Bad & The Ugly », un échange de regards pour savoir qui osera tirer le premier. La tension est palpable, les yeux se plissent pour mieux voir, les mains sont moites, respirer une goulée d’air serait presque perdre un instant fatal.

Puis, soudain, d’une voix posée, Georges-Éric Lantair tire le premier :

« Donc c’est non. »

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